Héraldique, mode d'emploi

ON BLASONNE

Description héraldique

PARIS

Paris porte : « De gueules à la nef d’argent voguant sur une onde du même mouvant de la pointe, au chef d’azur semé de fleurdelys d’or » « mouvant de la pointe » veut dire « venant de », comme une campagne. Le semé de fleurdelys était les armes de France, jusqu’à Charles V qui l’a remplacé par trois fleurdelys. Le semé c’est un meuble de dimensions réduites répété « sans nombre » et qui semble se continuer au-delà des limites du champ, d’où l’amorce des éléments latéraux et des rangées supérieure et inférieure.

BRANTOME

Brantôme porte : « D’azur à une fasce d’or chargée de trois lionceaux de sable, accompagnée de trois fleurdelys d’or. » Ainsi, dans la fasce de cet écu, comme dans le chef de Paris, nous voyons que le champ d’une pièce peut, lui-même, être chargé de meubles comme ici, ou d’une autre pièce, ou être traité en partition. Pour les fleurdelys qui accompagnent la fasce, la disposition « naturelle » de trois meubles dans un écu est ; deux en chef et un en pointe. On ne précisera que si la disposition est différente.

BRUNNOY

Brunoy porte : « D’or à la croix de gueules, cantonnée de quatre lionceaux du même ». « du même » veut dire: du même émail (ou métal) que le dernier cité (ici: de gueules) ce qui évite de répéter le même mot dans une phrase. Le français médiéval était, déjà une langue raffinée !

NOGENT LE ROTROU

Nogent le Rotrou porte : « D’argent à trois chevrons de gueules ». Nous avons vu, dans les pièces, le chevron mais toutes les pièces existent en « multiples » ici, trois chevrons superposés.

PERIGUEUX

Périgueux porte : « De gueules au château de trois tours crénelées d’argent, maçonné de sable, celle du milieu sommée d’une fleurdelys d’or, les deux autres couvertes et girouettées ». Nous avions vu un château de deux tours, en voici un de trois dont les deux latérales sont « couvertes » d’une toiture et « girouettées » c’est à dire surmontées d’une girouette généralement figurée par une oriflamme.

MARCOUSSIS

Marcoussis porte : « D’argent à la croix d’azur, cantonnée de quatre aiglettes de gueules, becquées et membrées d’or ». Les aigles de petite taille deviennent des « aiglettes » becqué concerne le bec, membré concerne les pattes et les serres.

CACHAN

Cachan porte : « Ecartelé, au premier et quatrième d’azur semé de fleurdelys d’or, au second et troisième d’argent à l’aigle bicéphale de sable, becqué et membré de gueules, au baton du même brochant » ici aussi, l’aigle porte un bec et des serres d’un émail différent, ce qui est fréquent. Le bâton est une bande amincie et il est « brochant » ce qui signifie qu’il est à cheval sur le champ et sur le meuble. Il s’agit d’un écartelé entre les anciennes armes de France et celles de Bertrand du Guesclin dont Cachan était un fief. A la place de : « d’azur semé de fleurdelys d’or » les initiés diront « de France ancien ».

TROARN

Troarn porte : « D’azur à trois fleurdelys d’or, à la bordure de gueules chargé de 8 besants d’argent ». Les trois fleurdelys sont dans leur position normale, 2 et 1 donc on ne précise pas. On pourrait dire, à la place « de France moderne » comme on disait, avant, « de France ancien ». Les besants sont de petits meubles ronds, d’or ou d’argent. quand ils sont d’émail on dit « tourteaux ».

SOISY SUR ECOLE

Soisy sur Ecole porte : « De sinople à trois fleurdelys au pied nourri, d’argent ». Au pied nourri se dit de la fleurdelys dont la partie inférieure est manquante.

VILLE D'AVRAY

Ville d’Avray porte : « D’azur au chevron d’or, accompagné en chef de deux tours du même et en pointe d’un lion aussi d’or, lampassé de gueules ». Lampassé se dit de la longue langue sortant de la gueule du lion. Aujourd’hui encore, dans le Nord, au lieu de dire « tirer la langue » on dit « passer la langue » ... langue passée ou « lampassé » et voici l’origine de ce terme.